artnum

Ce cours obligatoire (pour les étudiants de 1ère année) d'Art et Environnement Numérique

se déroulera sur 8 séances les mercredis suivants de 10h à 13h en amphi des loges.

séance 1 du 5 octobre Quelque points sur les nfts
Vincent Rioux
Albertine Meunier
Anthony Masure

séance 2 du 19 octobre 
Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin

séance 3 du 26 octobre Jeu vidéo et écriture de soi 1 
Angelo Careri

séance 4 du 2 novembre
Benjamin Gaulon

séance 5 du 9 novembre 
Sophie Pène

séance 6 du 16 novembre
aniara rodado

séance 7 du 23 novembre
Benjamin Gaulon

séance 8 du 30 novembre (sous réserve)
Zaven Paré (mécatronique)
Jack Stenner (IA)

séance 9 du 7 décembre Jeu vidéo et écriture de soi 2
Angelo Careri


Albertine Meunier pratique l’art dit numérique depuis 1998 et utilise tout particulièrement Internet comme matériau. Elle explore l’essence d’une poésie, d’une esthétique du numérique et des réseaux. Elle cultive les formes simples, minimales, semblant parfois «bricolées», et reste volontairement loin de l’hyper-technicité de certains dispositifs numériques. Ces travaux questionnent, autant de manière critique que ludique, les grands acteurs de l’internet tel que Google, Twitter ou Facebook et le nouveau monde qui nous entoure. Elle tente dans ses recherches à révéler l’invisible ou la poésie des choses numériques. Elle est DataDada ! Et cela se voit
Albertine va dérouler le temps de cette présentation quelques uns des messages clés concernant le crypto art et les NFTs. Apparu auprès du grand public au début de cette année, le crypto art est un univers riche et prolixe de la création numérique. Créer et collectionner des oeuvres numériques vendues sur le marché du crypto art est un jeu d’enfant. Et pourtant comme souvent, ce sont les débuts qui sont un peu compliqués.

Anthony Masure est professeur associé et responsable de la recherche à la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD – Genève, HES-SO). Ses recherches actuelles portent sur les implications pour le design des intelligences artificielles et des technologies blockchain. Il a cofondé les revues de recherche Back Office et Réel-Virtuel et est l’auteur de l’essai Design et humanités numériques (éd. B42, 2017). Site Web : https://www.anthonymasure.com 

Angelo Careri est rédacteur en chef de la revue Immersion et artiste-chercheur à l’Ecole des Beaux de Lyon au sein de l’Unité de Recherche Numérique. Il enseigne l’histoire et la théorie des jeux vidéo, notamment dans ses rapports avec la création contemporaine (ECV, ITECOM Design). Ses recherches portent sur les dispositifs visuels et narratifs dans les jeux vidéo et sur les nouvelles formes d’écritures interactives. Il coorganise, avec Alexis Blanchet et Pierre-Louis Patoine, le programme de tables rondes La Rencontre, à la Sorbonne-Nouvelle.

Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon.    http://d-w.fr
Ensemble ou/et avec d'autres, ils luttent contre l’obsolescence programmée de l’homme (Cyborgs dans la brume), dénoncent l’automatisation du traitement des produits, du vivant et des données (Erewhon, Le Monde comme entrepôt de livraison, Stockorama), proposent à des chercheurs de vivre dans la forêt, nus mais connectés (World Brain), expérimentent des modes de vie alternatifs dans la société de l’hyper-information (Laboratoire de schizophrénie contrôlée), enquêtent sur l'Umwelt d'Internet (Société-nuage, Souris télépathes, Haunted by algorithms), collectent les images virales de la société du trash (Dance Party in Iraq), explorent la mythologie de l’aéroport international (Psychanalyse de l'aéroport international, Musée du terrorisme), organisent des burn-out parties (Institut de néoténie pour la fin du travail, La Défense parc d’attractions du travail), prônent l’amour inter-espèces (Cat Loves Pig, Quel effet cela fait-il d'être une luciole ?), capturent le souffle vital qui circule dans les montagnes artificielles (Éléments pour une histoire en images de la fausse montagne), dérivent grâce à des technologies de géolocalisation utilisées à contre-emploi (Moillesulaz 1/1, Random GPS), fabriquent des paradis miniatures habitables (Emma, Umwelt, Eden, On and On), analysent la ville après l'espace public (Prisonniers volontaires du rêve américain, After Vegas), détournent un moteur de recherche (What Are You ?, Googlehouse), inventent des utopies pour des zones périphériques (Hypnorama, Laboratoire de recherche du zoo de Vincennes, Utopia Factory Abraxas, Sex Park), arpentent le globe virtuel (Globodrome, Blackpool-Manchester), parcourent les banlieues parisiennes (Postcards from the Paris Suburbs, Lost in Créteil), sillonnent les îles de béton (Voyage sans fin à la Défense, Voyage immobile).

Depuis 2003, Benjamin Gaulon est artiste, chercheur et professeur. Il a notamment publié des travaux sous le nom de "Recyclism". Ses recherches portent sur les limites et les échecs des technologies de l'information et de la communication, l'obsolescence programmée, le consumérisme et la société jetable, la propriété et la protection de la vie privée, ainsi que l'exploration du détournement, du piratage et du recyclage. Ses projets peuvent être des logiciels, des installations, des projets hardware ou basés sur le web, des œuvres interactives, du street art et sont généralement open source. Il est actuellement directeur de NØ, une organisation à but non lucratif dont la mission est de soutenir et de promouvoir la recherche et les pratiques émergentes en matière d'art et de design qui traitent des impacts sociaux et environnementaux des technologies de l'information et de la communication, en France et au-delà. Il est le PDG de l'IoDT, l'Internet of Things Institute, et l'organisateur de NØ SCHOOL NEVERS. Il a été professeur associé à la New School Parsons Paris, où il a été directeur du programme MFA Design + Technologie et du programme BFA AMT (Art, Media and Technology), qu'il a développé et lancé en 2013. Auparavant, il a été chargé de cours au National College of Art and Design de Dublin, chercheur associé au CTVR / Centre de recherche en télécommunications (Trinity College) et directeur de Data 2.0 (Dublin Art and Technology Association) à Dublin. Depuis 2005, il anime des workshops et donne des conférences en Europe et aux États-Unis sur les déchets électroniques et le piratage / recyclage du matériel informatique. Les participants de ces workshops explorent le potentiel des technologies obsolètes de façon créative et trouvent de nouvelles stratégies pour le recyclage des déchets électroniques.
http://www.recyclism.com/

aniara rodado : Chorégraphe, artiste et chercheuse, aniara rodado explore la sorcellerie et les relations interspécifiques à partir du monde végétal, d’un point de vue transféministe.
Sa pratique chorégraphique entend aller au-delà de la danse et au-delà du corps humain, pour mieux questionner le contexte actuel de crise écologique et de fétichisation techno-scientifique. La tendance à standardiser les diverses formes de vie, à toutes les échelles, touche aussi bien les corps que les alliances et les savoirs.
aniara est artiste associée au centre d’art l’Antre-peaux -Bourges et chercheuse associée au projet de recherche anthropologique «Healing Encounters : Réinventer une médecine indigène dans la clinique et au-delà», basé au CERMES3 (Centre de recherche sur la médecine, les sciences, la santé, la santé mentale et la société, CNRS,Paris).
Ses performances, installations, textes, vidéos, pièces de danse, etc., sont créés sous code ouvert, avec une préférence pour les anciennes/low technologies et le bricolage domestique. 




Sophie Pène - Les créateurs pris dans le conflit de soutenabilité : concilier horizons créatifs et sobriété numérique
Sophie Pène est professeure émérite à l'Université de Paris, pilote de la transition de la recherche à la Cité du design et à l'ESADSE, et commissaire, avec Benjamin Graindorge de l'exposition Le Monde sinon rien (Bifurquer, Biennale  du design Saint-Etienne, 2022). 
La séance portera sur 3 sujets :
    - L'informatique créative telle qu'enseignée dans les ésoles au travers de l'exposition Le Monde sinon rien et les positions du Random. Il s'agit de dégager le rôle des jeunes diplômés de l'ESADSE  dans le projet du Monde sinon rien et d'en discuter les enseignements . En particulier   Nicolas Mars (Design sonore), Thomas Dutoit et Félix Fritz (création graphique),  et essentiel, Benoît Zenker (Random), qui soulève le conflit entre développement d'univers 3D et la soutenabilité. 
    - le Monde sinon rien prend place dans une réflexion des écoles l'art sur leur propre transformation, et soulève le conflit de soutenabilité entre la création et la pleine utilisation des techniques et la nécessité de refonder le paradigme de l'activité humaine dont la création. 
    - Afin d'illustrer ce conflit, la réflexion s'étendra à l'apprentissage numérique, sujet sur lequel les confinements dus à la zoonose Coronavirus ont mis au jour la domination des industries numériques sur l'enseignement, induisant une conformité des individus aux interfaces, sources, thèmes, modes de relation définis par ces mêmes industries. 
    la seance se conclura avec les propositions sur la responsabilité de la création dans les transformations (usage des technologies, morale et attitudes humaines, invention d'un nouveau paradigme d'activité)
    
[à venir : bibliographie, sitographie documentaire et support de cours)

Le Monde sinon rien https://www.lemondesinonrien.fr/carte
Le Random (Damien Baïs, David-Olivier Lartigaud, François Brument, Jérémie Nuel, Jacques-Lucile Schrenzel, 
Sophie Pène : https://www.linkedin.com/in/sophiep/details/experience/
https://www.dicen-idf.org/membre/pene-sophie/ 

Jack Stenner synthesizes culture, hardware and software to create conceptual work taking forms such as networked installation and experimental cinema. His work explores how ideology, power and material conditions coalesce through technology to produce tangible effects on our lives. Social and economic inequality, climate change, racism, war and hunger are symptomatic of the failure of ideological and material power structures inadequate to our contemporary needs. As his work Open House demonstrates, ideology is manifest through technology and has tangible implications. To enact change we must question our core assumptions and create new institutions that support well-being and a just society.
His practice is engaged with issues of place (chora) grounded in personal experience (mystory). The psychogeography of place unmasks the operation of ideology, power, and materiality. By sharing our lived experience a broader, more inclusive narrative is constructed, exposing the myths that frame our understanding of the world. Our subjectivity in the face of power is articulated through the apparatus of technology forming a pharmachological (simultaneous poison and cure) relationship that artists must engage if there is any hope for justice. For him, the appropriate response to the contemporary moment is an art practice that functions as an alternative consultancy (Konsult), offering ways and means of looking at our condition that might stimulate just outcomes. Art becomes the practice of life; a social practice involving teaching, community work, and making.
He is Associate Professor of Art + Technology at the University of Florida. He holds a Ph.D in Architecture with emphasis in Computer Visualization, a Masters of Science in Visualization, and a Bachelors of Environmental Design from Texas A&M University. He worked with artists in the context of an alternative art space he founded in Houston for almost 10 years and was a registered architect in the State of Texas. His work has been exhibited nationally and internationally, at venues including Siggraph, ACM Multimedia, International Society of Electronic Artists (ISEA), ZeroOne Biennial, Alternative Museum, Museum of Modern Art, Toluca, Mexico, The High Museum, Polk Museum of Art, Tampa Museum of Art, Orlando Museum of Art and many others.
https://jackstenner.com














Références année 2020-2021 
http://pnensba.fr/pads/notes-artenvnum2020